Introduction au Japonais — Les systèmes d'écriture

Parler et écouter le japonais est relativement simple. Le lire et l'écrire est une autre paire de manche.

A l'origine, le japonais est une langue orale uniquement. Puis les Japonais ont emprunté les idéogrammes, appelés kanjis -caractères Hans-, aux Chinois. Le problème est que ce système était mal adapté au japonais, à cause des formes verbales, des particules, des adjectifs, etc. En pratique, en écrivant un texte, les kanjis étaient utilisés soit pour leur sens, soit pour leur prononciations, et ils étaient écrits de sorte qu'on puisse distinguer les deux utilisations.

Avec le temps, il en a résulté deux syllabaires, les kanas -noms d'emprunts-. Le premier syllabaire, appelé hiragana, dérive de la forme très stylisée (issue de la calligraphie japonaise) des kanjis usuellement utilisés pour leurs prononciations, tandis que le second, appelé katakana est formé à partir de portions de kanji. Ainsi, les hiraganas ont des traits arrondis, tandis que les katakanas ont des traits droits.

Le syllabaire katakana est utilisé pour écrire les mots empruntés aux langues étrangères (notamment l'anglais) et pour l'emphase, et le syllabaire hiragana est utilisé pour les inflexions (la conjugaison des verbes, par exemples) et quand on n'utilise pas les kanjis.

Enfin, avec l'arrivée des Occidentaux, les Japonais ont aussi introduit notre alphabet, appelé roumaji -caractères romains- . Notre alphabet sert principalement à écrire les langues étrangères.

L'écriture japonaise : 4 manières d'écrire un mot
roumaji nihongo
hiragana にほんご
katakana ニホンゴ
kanji 日本語

Quand on utilise les roumajis, il y a quelques pièges à éviter, à la lecture notamment :

Il y a 46 symboles hiraganas et autant de katakanas, ce qui est bien en dessous du nombre de syllabes existantes. Les syllabes manquantes sont obtenues par dérivation (un peu comme nos accents) et par combinaison.

Il y a 1945 kanjis officiels (jouyou kanji -kanjis d'usage général-) parmi lesquels un noyau de 996 kanjis (kyouiku kanji -kanjis scolaires-) enseignés durant les 6 premières années d'école, le reste étant enseigné jusqu'au niveau équivalent baccalauréat. Après, selon les filières, d'autres kanjis sont appris.

Ce qui fait la difficulté de la lecture des kanjis, outre leur nombre, c'est qu'ils peuvent éventuellement se lire et se comprendre de différentes façons : si le kanji est seul ou composé avec d'autres kanjis, si il est composé avec certains kanjis, si il est utilisé comme verbe ou comme nom, etc.